Je n’ai plus peur de mourir
Il y a une question que nous contournons tous, pas tellement parce qu’elle est sombre, mais parce qu’elle nous touche trop directement, trop profondément :
À quoi bon tout cela, si tout s’arrête un jour ?
Un matin, cette question s’est installée en moi, pour ne plus repartir.
Elle n’est pas venue d’un deuil ou d’un événement tragique. Elle s’est simplement glissée dans le flot d’une journée comme les autres, avec une évidence qui m’a déstabilisé.
Je savais, bien sûr, que j’allais mourir. Tout le monde le sait.
Mais ce jour-là, ce n’était plus une idée vague, lointaine.
C’était une certitude, palpable.
Et cette certitude a tout changé.
Quand la mort cesse d’être une peur pour devenir une évidence :
Ce qui m’a le plus frappé, finalement, ce n’est pas la mort en soi.
C’est son caractère absolument ordinaire.
On mène nos vies comme si elle était une exception, un risque à éviter, alors qu’elle est la seule chose dont on soit vraiment sûr. On fait des projets, on aime, on bâtit des choses, tout en gardant cette réalité à bonne distance, comme si la regarder en face pouvait tout faire s’écrouler.
Et puis un jour, je n’ai plus pu faire autrement que de la regarder.
Je ne me sentais pas triste, ni désespéré.
Juste lucide.
Et cette lucidité soulevait une question à la fois simple et vertigineuse :
si tout a une fin, alors à quoi bon ? Quel est le vrai poids de ce qu’on fait ?
La faille dans ma façon de voir :
Et puis, quelque chose s’est déplacé.
Pas une grande théorie.
Pas une nouvelle croyance.
Juste une façon de percevoir.
J’ai commencé à sentir l’univers différemment. Non plus comme un décor froid où la vie apparaîtrait par accident, mais comme un tout vivant, cohérent, traversé par une forme d’intelligence silencieuse.
Rien ne me semblait vain.
Rien ne semblait vraiment destiné à disparaître.
Ce qu’on appelle la mort ressemblait moins à une fin qu’à un changement d’état. Comme si la conscience ne s’éteignait pas, mais changeait simplement de forme, de densité, de rythme.
Cette sensation n’avait rien de grandiose.
Elle était intime, presque apaisante.
Et pourtant, elle a transformé ma manière d’être au monde.
Et si rien ne mourait vraiment ?
Si l’univers est vivant, alors nous ne sommes peut-être pas des êtres jetés dans le temps pour un jour disparaître, mais des passages temporaires à travers lesquels quelque chose de plus vaste fait l’expérience de lui-même.
Alors vivre, ce n’est plus essayer de durer.
Vivre, c’est participer.
C’est ressentir.
C’est aimer.
C’est traverser.
Le fait que tout ait une fin n’enlève pas son sens à la vie.
Au contraire, c’est peut-être ce qui lui donne toute sa profondeur.
Ce que ça change, concrètement :
Je n’ai plus peur de mourir.
Pas parce que je sais ce qu’il y a après, mais parce que je ne crois plus que la vie soit absurde simplement parce qu’elle se transforme.
L’important, ce n’est peut-être pas de survivre, mais d’avoir été pleinement présent pendant le voyage.
Et si cette pensée te bouscule un peu, alors c’est peut-être qu’elle fait exactement ce qu’elle doit faire.
- Ces mots sont extraits d’une réflexion plus large sur la conscience, la mort et le sens que l’on donne aux choses.
- S’ils résonnent en toi, c’est peut-être qu’ils touchent à quelque chose que tu portais déjà, sans avoir trouvé les mots pour le dire.
Cet article a été rédigé par Jonathan Yahimi - Psycho-énergéticien
Vous pouvez découvrir son service sur le site www.jonathanyahimi.fr
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